À Paris, la police met fin à un réseau de voleurs bosniens opérant dans le métro
Un réseau criminel impliquant plusieurs familles bosniennes a été démantelé dans le métro parisien, marquant une avancée majeure dans la lutte contre la criminalité organisée dans les transports publics. Cette opération coordonnée par la Paris Police révèle un système de traite d’êtres humains où des mineurs sont forcés à commettre des vols à la tire. Ce réseau, actif depuis au moins 2022, a causé un préjudice estimé à 500 000 euros, selon les enquêteurs.
Démantèlement d’un vaste réseau bosnien de voleurs dans le métro à Paris
Entre samedi et mardi derniers, une vingtaine de suspects, majoritairement des femmes bosniennes nées entre 1960 et 2005, ont été arrêtés en France. La Brigade de protection des mineurs (BPM), en partenariat avec la RATP et la SNCF, a joué un rôle crucial dans l’identification de ce réseau communautaire international. Celui-ci exploitait des enfants appartenant souvent à la minorité rom, les contraignant à voler dans le métro parisien, notamment sur la ligne 1 qui traverse les sites touristiques emblématiques comme les Champs-Élysées.
Ces mineurs, au nombre d’une vingtaine, ont été placés en foyers d'accueil, bien que plusieurs d’entre eux se soient enfuis, témoignant des difficultés rencontrées pour les protéger pleinement. L’enquête a permis de révéler que ce réseau étendait ses activités en région parisienne mais aussi vers la Belgique, l'Allemagne et l’Autriche, faisant de cette opération anti-délit une action transnationale majeure.
Organisation et portée internationale du réseau de voleurs
L’enquête, ouverte en août 2024, a débuté après l’arrestation de 12 jeunes voleurs mineurs dans le métro par la BPM. Rapidement, les forces de l’ordre ont découvert un système organisé autour de plusieurs familles bosniennes, maîtrisant une chaîne logistique de criminalité parfaitement rodée. Ces gains illicites s’estiment à plusieurs centaines de milliers d’euros, illustrant l’ampleur du phénomène au cœur du transport public parisien.
Plusieurs chefs de clan demeurent sous le coup d’enquêtes approfondies ; certains ont été arrêtés récemment en Bosnie-Herzégovine. Cette collaboration franco-bosnienne constitue une réponse exemplaire dans la lutte contre la traite d’êtres humains, particulièrement vis-à-vis des enfants réduits en esclavage pour alimenter les vols dans le métro Paris.
Impact et enjeux de la lutte contre les réseaux criminels dans les transports franciliens
Les conséquences sociales de cette opération anti-délit sont considérables. Me Maxence Gallo, avocate d’une suspecte, souligne l’enracinement d’un système d’exploitation générationnel, où des femmes jouent un rôle pivot dans la reproduction de ce cercle vicieux. Quant à Me Reda Ghilaci, il rappelle que certaines des inculpées ont elles-mêmes été victimes dès leur enfance, souvent exclues du système scolaire précocement.
Les autorités appellent à renforcer la sécurité dans le métro et les transports en commun, en s’appuyant sur ces succès pour prévenir la recrudescence des actes de délinquance. La procureure de Paris, Laure Beccuau, précise que cette enquête illustre la volonté d’ouvrir des enquêtes à long terme pour démanteler les têtes pensantes de ces réseaux.
Renforcement des mesures de sécurité dans les transports publics parisiens
Face à ces découvertes, les acteurs de la sécurité urbaine travaillent conjointement avec la RATP et la SNCF afin d’améliorer la surveillance et la prévention dans le métro parisien. Cette stratégie inclut une intensification des rondes, la formation des agents et une meilleure coordination avec la Paris Police. Les usagers, nombreux chaque jour, bénéficient désormais d’une vigilance accrue qui vise à contenir la criminalité tout en préservant la fluidité des déplacements.
Cette intervention a été largement couverte par les médias, notamment sur Yahoo News, Franceinfo, et Le Figaro, renforçant la sensibilisation des Parisiens aux enjeux de la criminalité dans le transport public.