Perturbations attendues à Roissy et Orly : grèves programmées les 10 et 18 septembre !

La rentrée s'annonce particulièrement mouvementée dans les aéroports parisiens avec deux journées de grève prévues les 10 et 18 septembre, affectant Roissy-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly ainsi que plusieurs plateformes nationales. Ces mobilisations, orchestrées par plusieurs syndicats du transport aérien, visent à protester contre les mesures d'austérité gouvernementales, notamment les coupes dans les services publics et la suppression de jours fériés. Ces tensions sociales risquent de provoquer des annulations massives de vols, des retards importants et un engorgement des infrastructures, compliquant sérieusement les déplacements des voyageurs cette rentrée.
Grèves aux Aéroports de Paris : quelles perturbations attendre les 10 et 18 septembre ?
Les aéroports parisiens sont au cœur des mobilisations syndicales qui s'annoncent comme l'une des causes majeures de perturbations dans le transport aérien français cet automne. La Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC) anticipe une annulation pouvant toucher jusqu'à 40 % des vols sur les plateformes de Roissy-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly, ainsi qu’à Lyon-Saint-Exupéry, lors des journées concernées. Cette estimation équivaut à plusieurs centaines de vols annulés par jour, affectant des centaines de milliers de passagers.

Air France et sa filiale Transavia, très présentes sur ces aéroports, ont d'ores et déjà annoncé une révision de leurs programmes de vol. La compagnie parle de mesures commerciales permettant notamment des reports de voyages sans frais et des remboursements intégrals pour les clients impactés. À noter que les compagnies étrangères telles qu’EasyJet et Vueling, qui traversent l'espace aérien français, pâtiront également des conséquences de ce mouvement social, engendrant une perturbation à l’échelle européenne.
Des impacts étendus au-delà de la région parisienne
Si Roissy et Orly concentrent l’attention, les répercussions se feront sentir sur tout le territoire national. Les aéroports méditerranéens comme Nice, Marseille et Montpellier ne seront pas exempts de perturbations, particulièrement sur les trajets court et moyen-courriers. Cette ampleur pourrait engendrer un effet domino jusqu’au cœur du trafic aérien européen, bien connecté à l’espace français.

Ces mouvements s’inscrivent dans un contexte social tendu où la combinaison des contraintes budgétaires du gouvernement Bayrou avec les défis de modernisation du secteur aérien donne lieu à un bras de fer entre personnels et autorités. L’année 2025 confirme ainsi l’importance grandissante des dialogues sociaux dans l’évolution de ce secteur stratégique.
Le point sur les organisations syndicales mobilisées et leurs revendications
Le 10 septembre, SUD Aérien mène un mouvement national ciblé, dénonçant la suppression de jours fériés, réduction des salaires, gel des retraites et altération des services publics. La CGT Air France se joint également au plan de mobilisation.
Le 18 septembre s’annonce plus compliqué avec la participation du SNCTA, syndicat majoritaire des contrôleurs aériens, qui réclame un ajustement salarial intégral pour compenser l’inflation de 2024 et critique un dialogue social qualifié d’échec. Force Ouvrière Air France ainsi que la CFDT Air France maintiennent eux aussi un préavis de grève à cette date.
À noter que le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), bien qu’essentiel dans la chaîne opérationnelle, n’a pas prévu d’entrer en grève, ce qui pourrait limiter, mais non neutraliser, l’impact global.
Réactions du Ministère des Transports face aux mouvements sociaux
Le Ministre des Transports, Philippe Tabarot, a réaffirmé sa position ferme en déclarant qu'il ne céderait pas face aux mobilisations. Il qualifie notamment de "préavis inopportun" la journée prévue le 18 septembre, au regard des lourdes conséquences constatées en juillet dernier, marquées par plus de 1 400 vols annulés quotidiennement et un impact financier estimé à plusieurs millions d'euros.
Le Ministère met en avant la nécessité d’un dialogue social constructif mais déplore l'absence de réunions de conciliation à ce stade, malgré les obligations légales.
Comment les voyageurs peuvent-ils se préparer à ces jours de grève ?
Les passagers sont invités à suivre rigoureusement les informations communiquées par leur compagnie aérienne et les Aéroports de Paris. L’application mobile des compagnies ainsi que des sites spécialisés comme FlightRadar24 sont des ressources précieuses pour suivre en temps réel l’état des vols. L’inscription aux alertes SMS ou email est vivement recommandée afin de réagir vite en cas de changement.

En cas d’annulation, le règlement européen stipule que la grève est qualifiée de “circonstance extraordinaire”, exonérant les compagnies aériennes de l’obligation d’indemnisation financière. Néanmoins, ces dernières sont tenues de proposer un remboursement complet ou un réacheminement, ainsi qu’une prise en charge en cas de nuitée imprévue.
Les passagers doivent ainsi anticiper des délais plus longs, prévoir des solutions alternatives et faire preuve de souplesse dans leurs projets, particulièrement si le vol est programmé les 10 ou 18 septembre.